
Briques · Maçonnerie parasismique
Avec l'Armo, les bâtiments peuvent être conçus de manière démontrablement parasismique grâce à des constructions et systèmes de maçonnerie modernes — selon la norme SIA 266, avec des valeurs caractéristiques vérifiées.
La norme SIA 266 révisée précise sensiblement la justification de la résistance parasismique pour les constructions en maçonnerie. Par rapport à la norme précédente, la condition d'élancement pour les murs de refend est supprimée ; les sollicitations doivent désormais être vérifiées à la fois dans le plan du mur et perpendiculairement à celui-ci. Le coefficient de comportement q est déterminé en fonction de la sollicitation en effort normal ou de la capacité de déformation. Une méthode basée sur la déformation peut également être appliquée.
La sécurité structurelle sous sollicitation de cisaillement est considérée comme vérifiée lorsque la résistance à la compression n'est dépassée en aucun point. Les contraintes de compression inclinées jusqu'à fαd peuvent être superposées à des contraintes de compression perpendiculaires aux joints horizontaux jusqu'à fxd − fαd. La vérification simple ou étendue doit être menée selon la SIA 266.
Le système de mur Seismur transforme un mur en maçonnerie non armée en une maçonnerie dotée d'éléments de traction. Des éléments de mur précontraints aux extrémités du mur forment les éléments de traction ; les efforts de traction sont également ancrés dans les dalles. Les dalles et les éléments de mur forment un cadre dans lequel la maçonnerie est encadrée. La maçonnerie peut développer un champ de contraintes de compression indépendamment de la sollicitation en effort normal — le coefficient de comportement q = 2.0 est ainsi admissible.
La résistance au cisaillement des murs Seismur est limitée par trois mécanismes :
A — Vₛₛ
Résistance à la flexion
Résistance au cisaillement issue de la résistance maximale à la flexion des éléments de mur Seismur aux extrémités du mur.
B — Vₛₘ
Diagonale comprimée
Résistance au cisaillement issue de la diagonale comprimée maximale de la maçonnerie — déterminante pour les murs courts.
C — Vₛₚ
Force de traction de l'acier de précontrainte
Résistance au cisaillement issue de la force de traction maximale de l'armature de précontrainte dans les éléments Seismur.
Une limite de résistance au cisaillement est donnée par l'angle d'inclinaison maximal de 31° par cisaillement du joint. Avec un taux d'utilisation plus élevé du mur en effort normal, la capacité de cisaillement diminue — pertinent surtout pour les murs courts.
Trois méthodes complémentaires sont disponibles pour la justification de la résistance parasismique. Toutes permettent une exploitation calculatoire nettement meilleure de la résistance parasismique existante que le calcul linéaire-élastique conventionnel.
Méthode 1
Statique 3D de barres avec Push-Over (promur)
Le bâtiment est modélisé comme une ossature spatiale de barres avec des dalles rigides. Les sollicitations sismiques sont augmentées progressivement ; lorsque la capacité portante d'un mur est atteinte, une rotule plastique de cisaillement est introduite.
Méthode 2
Méthode du spectre de réponse (Statik 6.0 Cubus)
Murs de refend avec le système de mur Seismur, coefficient de comportement q = 2.0. Donne des résultats comparables à promur et permet une optimisation ciblée de la disposition des murs Seismur.
Méthode 3
Macro-éléments Push-Over (3muri)
Piliers, éléments rigides et linteaux forment un cadre équivalent. Le calcul non linéaire tient compte du comportement de déformation réel — conduit généralement à des facteurs de conformité plus élevés.
Un immeuble collectif de 4 étages (4e étage en attique) en zone sismique Z1, classe de sol E, classe d'ouvrage I. Dalles en béton armé, épaisseur 26 cm. Murs en maçonnerie de 15 et 17,5 cm d'épaisseur.
Résultat du calcul promur
Exécution optimisée (spectre de réponse)
Conclusion : le calcul par macro-éléments (3muri) a donné un facteur de conformité de 1,20/0,70 = 1,71. Le calcul basé sur la déformation tient compte de la capacité de déformation individuelle et fournit généralement les résultats les plus favorables.
La Suisse est divisée en quatre zones sismiques (SIA 261). La maçonnerie selon SIA 266 convient à toutes les zones ; le choix du système constructif et du coefficient de comportement dépend de la zone, de la classe de sol et de la classe d'ouvrage.
Z1
Sismicité faible — Suisse du Nord, Plateau
Z2
Sismicité modérée — Préalpes, Jura
Z3a
Sismicité accrue — région alpine
Z3b
Sismicité la plus élevée — Valais, Grisons
| Désignation | Format L/l/H | par palette | |
|---|---|---|---|
| mm | pce | m² | |
| B 12.5 / 19 ARMO | 290/125/190 | 144 | 8.60 |
| B 15 / 19 ARMO | 290/150/190 | 126 | 7.50 |
| B 17.5 / 19 ARMO | 290/175/190 | 108 | 6.50 |
Référence : norme SIA 266 Maçonnerie, Société suisse des ingénieurs et des architectes, Zurich. Conseil et dimensionnement par des ingénieurs agréés. Nous vous accompagnons volontiers dans le choix du système constructif adapté à votre projet.
Prochaine étape
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